L’invention d’une langue

Créer une langue, ce n’est pas assembler des mots.
C’est construire une manière de penser, une structure du monde.

Cet ouvrage propose une approche à la fois accessible et rigoureuse de la création linguistique :
sons, grammaire, systèmes d’écriture.

Mais au-delà de la technique, il interroge une cohérence plus profonde :
une langue n’existe jamais seule — elle appartient à un monde, à une culture, à une manière d’exister.

Structure et écriture

Un ouvrage structuré, pensé comme un véritable outil de création.

Extrait: L’origine de la langue

L’origine d’une langue n’est jamais écrite ; JAMAIS. Elle est orale, car une communauté, même naissante, communiquera par des sons, engendrés par le corps lui-même ou par le biais d’un instrument.

Toute son évolution sera engendrée par sa version orale qui se trouvera toujours dans le futur de sa version écrite. Je prends par exemple la langue française : il y a des mots utilisés à l’oral qui ne sont pas "encore" valides dans le dictionnaire officiel de la langue française. Cela est dû aux manières de chaque individu de communiquer avec les autres, aux besoins spécifiques du moment ou aux opinions culturelles ou politiques.

Votre création devra de fait, posséder une partie traditionnelle, tout en intégrant des évolutions d’avant-garde.

Même dans le cas d’une espèce muette, le premier langage aurait été visuel, engendré par l’action des membres des individus, ou télépathique, afin de pouvoir faire naître une société.

En ton nom !

Ce n’est pas un récit mais une voix qui refuse de disparaître.

Ce texte n’est pas une histoire classique : c’est une traversée. Une parole tendue et instable qui cherche à survivre plutôt qu’à raconter.

Un narrateur parle depuis un lieu où tout vacille : mémoire morcelée, identité remise en cause, corps devenu champ de bataille. Les mots ne décrivent pas — ils résistent.

Chaque fragment porte une tension : lucidité contre effondrement, colère contre silence, effacement contre persistance.

En ton nom ! Une œuvre poétique qui explore le moment où l’existence n’est plus évidente : là où le “je” n’est plus reconnu, là où la liberté devient question, là où le langage reste la dernière tenue possible.

Plutôt que d’interroger, le texte met en scène une conscience face à sa disparition — et à ce qui, malgré tout, refuse de s’éteindre.

Extrait:

Préface

Je ne suis qu’une pensée,
un cri de guerre,
un hurlement d’amour,
une larme de paix.

Je ne suis pas une esclandre,
un sarcasme,
un billot.

Prenez-moi pour mon tout philosophique,
ne m’achevez pas avant de m’avoir compris.

Disparition

Où est mon monde…

Je l’ai vu disparaître
derrière de nombreux filtres,
poussières,
fenêtres,
rideaux
puis murs.

La lumière ne m’atteint plus.
Le vent, je ne l’entends plus.
L’air, je ne le sens plus.

Le silence est bercé par les assauts de colère.

Seule persiste l’odeur —
l’odeur de mon être,
dégageant cette puanteur putride
de ma soif de vivre,
de mon combat,
de ce qu’il y a d’ignoble chez l’Homme.

Identité éparse

Que suis-je devenu ?
Qu’a fait ma liberté de moi ?
Qu’a fait ce désir insensé ?

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Fractures & Ombres